Clarifions d’abord ces termes:

les jeudis de la cithare sont des soirées qui se déroulent le jeudi. Il ne s’agit en aucun cas de cithare et ça ne termine pas  » si tard  » que ça (3 heures aux dernières nouvelles).

 » La clarification des termes « , ça, c’est fait !

Les jeudis de la cithare sont des soirées qui tentent d’allier réflexion philosophique, folklore et convivialité.

Réflexion philosophique ?

Oui bien sûr ! Chaque semaine, un invité (membre du cercle, étudiant, professeur ou autre) nous propose, durant une quarantaine de minutes, une présentation sur le thème de son choix, se rapportant bien évidemment de près ou de loin à des questionnements philosophiques. Cette présentation est suivie d’une autre quarantaine de minutes de débat intense et animé, durant lequel le public peut faire entendre sa voix (ou revendiquer sa voie), en interlocution avec l’invité spécial du jour. Est le bienvenu quiconque se laisse enthousiasmer et interpeller par la réflexion philosophique.

Folklore ?

Et oui ! Puisque ces soirées sont proposées par le CEP et étant donné que le CEP est un cercle qui, en tant que tel, participe à la représentation du folklore néo-louvaniste, le jeudi de la cithare est bel et bien une activité folklorique. En outre, étant l’activité qui, avec les baptêmes, rend compte de la spécificité du CEP, elle peut être considérée comme ce qui nous représente aux yeux des autres cercles en soulignant la dimension philosophique qui nous rassemble.

Convivialité ?

Et comment ! Il faut savoir que la réflexion et la discussion philosophique sont des activités qui donnent soif. Il est donc agréable, une foi la présentation et le débat terminés, de nous réunir autour de l’un ou l’autre petit verre de houblon fermenté pour continuer à discuter, pour fêter l’advenue du surhomme, nous réjouir de la fin de l’histoire, nous extasier devant la légèreté de l’être, nous sentir responsables face à des visages, nous étonner de l’altérité de l’autre ou du soi, nous laisser emporter par le flux des étants, déplorer les méandres angoissant de notre condition humaine, nous défaire de nos catégories pour déceler le noumène, ou encore nous réjouir d’être là, ensemble, en train de discutailler. Il s’agit bien là du « vivre ensemble » du CEP, dont les idées régulatrices (petit clin d’oeil à Delzenne) sont la camaraderie et l’ouverture.

Enfin, j’espère de tout cœur que nous aurons la chance cette année encore d’écouter des présentations aussi intéressantes qu’engagées et déconcertantes. Pour cela nous comptons sur vous !

Primum philosophare, deinde bibere…